"Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

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"Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par General le Jeu 11 Mar - 19:25

C'est vrai que c'est long, mais ça vaut vraiment le détour... au pire , lisez quelques lignes.

Qu'est ce que vous en pensez?

Source : http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/11/29/ce-que-yasmina-khadra-doit-a-youcef-dris/

29 novembre 2009

Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris









Au
mois de septembre dernier je reçois dans ma boite aux lettres une
enveloppe qui contient un roman. L’auteur : Youcef Dris, algérien,
inconnu en France et même dans son propre pays, est un écrivain touche
à tout : récit, roman, poésie, il est également journaliste.


Roman ? Dès la 4ème
de couverture, j’ai été très surpris par la présentation du livre qui
me rappelait l’histoire de ces deux amants (Jonas & Emilie) dans le
dernier roman de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit.
Mais je suis resté prudent. Je me suis dit que ce n’est pas possible :
un homme aussi intègre et connu que Yasmina Khadra ne peut pas faire
une chose pareille.


Parce
que j’ai eu un débat avec lui l’année dernière, c’est donc à moi de
faire le sale boulot. Depuis septembre dernier, j’avais dans ma
bibliothèque deux romans qui contiennent la même histoire et je ne le
savais pas. Yasmina Khadra est doté d’un culot phénoménal. A ma
connaissance, il est le seul romancier, dans l’histoire de la
littérature française, à avoir réclamé aussi stupidement un prix
littéraire pour un livre qui n’est rien d’autre qu’un plagiat
caractérisé.


Pire que le plagiat, le pillage. Son dernier roman est une pâle copie d’un récit paru en 2004, une histoire véridique
d’un amour impossible entre une pied-noir et un algérien, une histoire
qui a déjà été racontée, photos à l’appui, quatre ans auparavant, par
l’écrivain algérien Youcef Dris dans un livre de 142 pages : Les amants de Padovani, un excellent récit, sans dialogues superficiels ni niaiseries, un récit publié aux éditions Dalimen, et uniquement en Algérie.


Sur
plus de 400 pages, Yasmina Khadra a, dès la fin de la première
centaine, repris à son compte tout le récit de Youcef Dris pour en
faire un médiocre roman de gare, une histoire à l’eau de rose, digne
des pires romans d’amour, une histoire sans queue ni tête qui a dû
faire pouffer de rire l’auteur des « amants de Padovani. »


Voici ce qu’en dit un lecteur troublé, Abdallah, au mois de sep. 2008 :

“Ce
roman de Yasmina Khadra (2008) me fait penser étrangement a du déjà vu
ou lu. En effet, l’histoire ressemble étrangement à celle d’un autre
roman LES AMANTS DE PADOVANI de l’auteur algérien Youcef Dris
paru en mars 2004 et présenté au Salon du livre à Paris où je l’ai
acheté. Le héros de Khadra débarque à Oran, celui de Dris à Alger. De
modeste condition, ils sont tous deux scolarisés ; chose pas aisée en
cette période coloniale pour des indigènes. Ils tombent amoureux tous
deux d’une européenne, Emilie pour Khadra et Amélie pour Dris. Ils
assistent tous deux au départ massif des français d’Algérie et tous
deux vont se recueillir sur la tombe de leur dulcinée à Aix en Provence
pour Khadra et à Saint-Raphaël pour Dris. Et les coïncidences sont
légion dans les deux textes. Qui s’est “inspiré” de l’autre ?”


Les mots « coincidence » et « inspiration » qu’emploie Abdallah sont de faibles litotes pour décrire l’ampleur du plagiat. Plus que des similitudes, l’auteur de Ce que le jour doit à la nuit n’a rien fait d’autre que réécrire l’histoire de ces deux amants, en prenant soin d’y injecter sa propre histoire.
Qqs ressemblances qui sautent aux yeux :



  • L’époque où commence l’histoire, dans les deux livres, ce sont les années trente.
  • Le lieu : l’Algérie.
  • Dans les deux livres, il est question de deux Arabes qui tombent amoureux d’une européenne.
  • Dans le livre de Youcef Dris, les amoureux
    s’appellent d’abord Amélie et Dahmane. Dans celui de Yasmina Khadra,
    Emilie et Younes.

  • Le héros de Youcef Dris débarque à Alger, celui de Yasmina Khadra à Oran.
  • Dans les deux livres, les deux Arabes
    changeront ensuite d’identité, troquant leur prénom arabe contre un
    prénom chrétien pour l’un, hébraïque pour l’autre. Chez Youcef Dris,
    Dahmane devient Dédé, chez Yasmina Khadra, Younes devient Jonas.

  • C’est grâce à l’intervention directe de l’Européen que le petit arabe est scolarisé, dans les deux livres
  • Dans les deux livres, l’arabe est empêché de vivre son amour avec la jeune Amélie/Emilie.
  • Dans les deux livres, leur union est empêchée
    par la volonté des parents de la fille : le père d’Amélie dans le livre
    de Dris, la mère d’Emilie dans le livre de Khadra.

  • Après cet interdit, dans les deux livres les deux amoureux sont séparés durant de longues années.
  • Dans les deux livres, ils assistent au départ des Français d’Algérie.
  • Et pendant ce temps, les deux Arabes dans les deux livres sont victimes de racisme.
  • Outre la séparation forcée par l’autorité
    d’un tiers, dans les deux livres ils sont rejetés parce qu’Arabes : à
    l’école, par les copains pour l’un, par les filles pour l’autre.

  • Dans les deux livres, la fin se passe dans le
    sud de la France : à Aix dans le livre de Yasmina Khadra, où l’auteur a
    vécu, à Saint-Raphaël dans le livre de Youcef Dris, qui a respecté la
    vraie histoire de son cousin.

  • Dans les deux livres, Amélie et Emilie accouchent.
  • Dans les deux livres, Amélie et Emilie meurent, mais pas l’enfant.
  • Dans les deux livres, les deux Arabes retrouvent le fils d’Amélie/Emilie à la fin.
  • Dans les deux livres, l’Arabe ne sera pas le père.
  • Dans les deux livres, Amélie et Emilie ont écrit une lettre à Dédé et à Jonas.

Et les ressemblances ne s’arrêtent pas qu’au texte. A la fin du récit Les amants de Padovani,
il y a quatre photos, des daguerréotypes que Youcef Dris avait
retrouvés chez sa mère dans une vieille caisse, dont celle de la femme
au chapeau
:



Yasmina
Khadra est un auteur qui puise sans vergogne dans le fond commun des
idées et des faits divers. Il n’y a aucune limite, pour lui, entre
l’emprunt servile et l’emprunt créatif. Dans Ce que le jour doit à la nuit,
le petit Younes fait comme l’auteur du livre : dès la page 70 il change
d’identité et devient Jonas, un français qui vivra en Algérie parmi les
Français, isolé des « siens », très poli, non violent, en plus un vrai
beau gosse avec des yeux bleus. Un garçon à croquer. Tout un fantasme
qu’on va s’abstenir de rappeler tellement c’est gros. Quant à Emilie,
c’est la même : dans le récit de Youcef Dris (2004), elle s’appelle
Amélie et, comme l’autre, accouchera, puis mourra en France après avoir
écrit une lettre à Jonas.


Yasmina
Khadra a été confié à l’armée algérienne par son père à l’âge de neuf
ou dix ans, comme le jeune Younes. Comme le jeune Jonas, c’est une
nouvelle famille que Yasmina Khadra avait retrouvée au sein de l’armée,
une « famille » avec laquelle il vivra plusieurs décennies. Ce n’est
pas le plus gênant mais on aurait aimé ne pas y penser, car il est
impossible de ne pas faire le parallèle, durant la lecture, entre le
personnage du roman principal confié à une famille de pied noir à l’âge
de dix ans, avec la vraie vie de l’auteur.


Bernard
Barrault, l’éditeur de Yasmina Khadra (Julliard), a-t-il lu « Les
amants de Padovani » ? J’en doute. De même qu’il n’avait jamais lu, du
moins avant sa publication, Frenchy, le roman que
Yasmina Khadra avait publié aux éditions Fayard en 2004 sous le nom de
Benjamin Cros. Un roman vendu à 460 (quatre cent soixante) exemplaires.
Un important éditeur parisien m’avait dit à propos de Yasmina Khadra : « Chez Julliard, ils disent qu’ils ne font que le corriger. Mais on sait qu’on lui réécrit ses livres. »
Sur France Culture, en 2007, l’excellent Tewfik Hakem à qui je
répondais que je n’avais rien lu de Yasmina Khadra, m’a recommandé dans
un éclat de rire de lire au moins un de ces roman.


Ce que le jour doit à la nuit a obtenu le prix France Télévision et a été élu « Meilleur livre de l’année 2008 » par le magazine Lire.

Rappel :
Parce qu’il ne figurait sur aucune liste de prix, furieux et se croyant
peut-être en Algérie, voici ce qu’il déclara au Parisien en 2008 :


« Toutes les institutions littéraires se sont liguées contre moi » L’auteur dénonce ainsi le fait que son best-seller « Ce que le jour doit à la nuit
» soit absent de la liste des prix. « Ça n’a pas de sens, dit-il, ces
aberrations parisiennes. Les gens pensent que ça a été facile pour moi
de devenir écrivain. J’ai été soldat à l’âge de 9 ans. J’ai évolué dans
un pays où l’on parle de livres mais jamais d’écrivains et dans une
institution [l’armée] qui est aux antipodes de cette vocation. » Le
romancier n’accepte pas ce rejet d’autant plus qu’il est plutôt
convaincu de la qualité de son œuvre puisqu’il déclare : « Je ne pense
pas pouvoir écrire un livre meilleur que celui-là. » Et il précise
aussi ceci : « On devrait me saluer pour ça : j’écris dans une langue qui n’est pas la mienne. »


Si l’occasion se présente, un jour, je ferais une note rien que sur cette dernière déclaration : “J’écris dans une langue qui n’est pas la mienne.”



Photos publiées dans Les amants de Padovani :
















Photos reçues de Youcef Dris :





Amélie Lemoigne sur le bateau en partance vers Marseille, photograpiée par Dahmane




Jeunes pieds-noirs à la plage de Padovani





Amélie Lemoigne et Dahmane avec les soeurs d’amélie à la Pointe Pescade




Amélie Lemoigne, sa cousine et Dahmane à Saint-Raphaël



___________



Les amants de Padovani

Présentation de l’éditeur:
Si les deux amants ne s’étaient pas trompés d’époque, leur idylle
aurait été toute de lumière. Mais dans l’Algérie des années 30,
lorsqu’on s’appelle Amélie et Dahmane, les histoires d’amour n’ont pas
droit de cité. Et ce sont les pages d’une vraie tragédie qui composent
ce roman qui n’en est pas un. La fille de Démontès mourra d’avoir
« pêché » avec un indigène; le petit-fils de Fatma paiera d’une vie de
malheur une passion qu’il n’a pas su esquiver. Il y a dans « Les amants
de Padovani », outre le souffle d’un grand drame sentimental,
l’évocation douloureuse d’une Algérie accablée par l’apartheid colonial.












à Tizi-Ouzou le 25 octobre 1945, Youcef Dris a fait ses premiers pas
dans la littérature en 1972, en publiant des nouvelles dans les pages
culturelles d’”El Moujahid”, à l’époque seul quotidien national de
langue française.


Directeur
de publication de l’hebdomadaire oranais “Côté Ouest” et auteur de
dossiers de société et d’articles politiques et sociaux dans de
nombreuses publications, il a dirigé pendant deux ans “Hebdo Rama”, un
périodique culturel.


En 1993, Youcef Dris a publié un recueil de poèmes intitulé “Grisailles.”

___________



Yasmina Khadra

Un mot sur l’auteur de Ce que le jour doit à la nuit.
Et je ne vais pas être tendre. S’il y a bien une chose que Yasmina
Khadra n’a toujours pas intégré, qu’il ignore complètement, c’est bien
la liberté. Des décennies au sein de l’armée algérienne lui ont fait
perdre toute notion de liberté. Si je le souligne, c’est parce qu’il ne
cesse de répéter partout le contraire. D’ailleurs, le mot liberté est
inexistant dans le roman. Sur plus de quatre cent pages, l’unique fois
où je l’ai lu, c’est lorsqu’il écrit ceci, page 262 :


« Dans
ses lettres, pas une fois il n’avait laissé transparaître les
frustrations qui l’avaient amené à renoncer à sa liberté, à sa famille,
à son village pour se livrer pieds et poings liés aux règlements
militaires et au travail de la dépersonnalisation consentante et de la
soumission.
»


En
tant qu’ex militaire, c’était donc un homme soumis. Mais il l’est
toujours. Il a juste l’impression de ne plus l’être parce
qu’aujourd’hui il peut l’écrire. S’il est vrai que l’on ne sait pas
grand-chose sur le romancier (avec déjà deux pseudos à son actif), une
chose est certaine et sur laquelle on ne devrait plus s’interroger :
Yasmina Khadra est, ou était, bien un militaire. Le livre est truffé
d’allusions ou de métaphores prenant pour référence l’Armée :
« Je défis le papier d’emballage avec les précautions d’un artificier » (p. 278) ; « Tu me présentes un profil à débander un tank » (p.
275), et des dizaines d’autres exemples du même acabit. Une plume
formée donc à l’Ecole des Cadets, la St-Cyr algérienne. Son
« ancienne » vie d‘officier est bien la cause de cet emprisonnement
mental qui lui a fait perdre toute autonomie, y compris aujourd’hui
puisque sur ce point-là manifestement rien n’a bougé. D’où son silence
et sa langue de bois à faire sourire quand il s’agit de la censure et
la liberté d’expression en Algérie.


Les rares fois où j’ai entendu Yasmina Khadra parler “courageusement” et d’une façon claire, cela a été contre la « finance internationale
», autrement dit : les juifs. Chose qu’il répète de façon
obsessionnelle depuis 2006. La “finance internationale”, cette formule
qu’on retrouve dans Les Protocoles des Sages de Sion,
devient avec Yasmina Khadra une sorte de nébuleuse terroriste qui
finance, à son insu, les films adaptés de ses romans à Los Angeles et à
Paris.


« Bouteflika m’a donné une véritable leçon de démocratie. »


En
revanche, pas une seule fois je ne l’ai entendu s’indigner contre
l’incarcération des journalistes et des intellectuels en Algérie, la
saisie des journaux, la censure des livres carrément dans les imprimeries , ou encore contre la énième élection, en 2009, du président Bouteflika, à l’instar des républiques bananières (90,24%).
Ce même président qui l’a nommé au Centre Culturel Algérien à Paris,
une énième élection que le romancier avait trouvée d’ailleurs « naturelle », alors qu’en 2007, voici ce qu’il déclarait à propos des élections dans son pays :
« Hypocrites,
ils s’évertuent à nous casser les oreilles à coups de slogans creux,
nous infantilisant, nous abrutissant d’année en année, d’élections
bidons en élections contre nature, jusqu’à nous rendre complètement
fous.
» Malgré
ses différents pseudos, c’est bien le même homme qui parle. Ce même
homme qui déclara en 2009 : « Bouteflika m’a donné une véritable leçon
de démocratie. »




Il
n’a pas honte du tout. Je connaissais déjà ses crises de mégalomanies
durant la période des prix littéraires où, parce que non sélectionné,
il s’est mis à accuser les jurys de racisme. Des crises aiguës que je
me suis farcies aussi durant ce débat,
monopolisant la parole pour nous parler de sa fortune et de son
courage. Même les soupires des gens dans la salle n’ont pas réussi à
l’arrêter, jusqu’à ce que je prenne le micro et lui demande si vraiment
« il s’entendait parler. » Mais je ne connaissais pas l’ampleur de son
culot. Quand je lis Yasmina Khadra en train de proclamer à un
journaliste :
« Il est grand temps pour les intellectuels arabes et musulmans de sortir un peu des sentiers battus », lui
qui est proche de Bouteflika, je ne peux m’empêcher de penser à cette
leçon de courage et de révolte que lui a servie chez lui, en Algérie,
le plus grand poète arabe vivant : Adonis.



Ce que le jour doit à la nuit


« Pas assez moderne dans l’écriture », reproche-t-on parfois à Yasmina Khadra, écrit le magazine Lire.
Que vaut l’Antigone de Sophocle réduit à l’histoire de deux frères
ennemis dont la sœur veut donner une sépulture au frère à qui on la
refuse ? Que serait cette querelle de palais si ne s’élevait derrière
les éclats de voix et les claquements de porte la protestation
d’Antigone qui, après avoir été jetée au visage d’Ismène, continue de
l’être à celui de l’humanité tout entière […] » Etc.


Excellente question en effet : que vaut l’Antigone de Sophocle. Face à de telles bêtises, je comprends que le magazine Lire l’ait élu meilleur livre de l’année.

En
plus du plagiat, je ne crois pas exagérer en qualifiant le dernier
roman de Yasmina Khadra de sous littérature. La construction du roman,
une confiture. Sur 400 pages, les 70 premières tenaient à peu près la
route : on se dit qu’un gosse de dix ans qui voit le champ de patates
de son père partir en fumée dans un pays colonisé ne peut être
qu’intéressant à découvrir.


Durant
la lecture, première chose qui saute aux yeux : les contradictions. Il
est impossible d’y échapper. Vous avez beau les ignorer, elles
reviennent sans cesse, vous sautent aux yeux. Les sentiments du
narrateur ne sont plus crédibles car dans la même page, on peut
s’attendre à lire tout et son contraire. On n’ose plus continuer la
lecture, car on sait qu’il risque de dire l’inverse quelques lignes
plus loin ou la page d’après. Un exemple caractéristique parmi
d’autres, et non des moindres : ainsi, parlant de sa petite sœur et de
sa mère qui lui manquent, il dit (p. 271)
: « Je
pensai à relancer de façon concrète les recherches pour retrouver ma
mère et ma sœur. Dieu ! qu’elles me manquaient. J’étais infirme, sans
elles, et inconsolable »
, alors que cent pages avant, le narrateur disait le contraire : « Je
commençais à trouver le temps long. Jean-Christophe était partie avec
une énorme rombière, Joe avec deux filles et André s’était éclipsé. »
(p. 157)


Peut-être
dix ans sont passés depuis qu’il a été séparé de sa famille, à l’âge de
neuf ans. Mais un beau jour elles lui manquent, il s’est senti tout à
coup infirme et inconsolable sans elles. Et pour qu’on le comprenne
bien, il a fait, sur des dizaines de pages, tout un foin pour nous
convaincre que c’est bel et bien ça et rien d’autre. Mais on apprendra,
seulement une page plus loin, que c’est plutôt parce que ses amis se
sont mariés et «
volatilisés », le « village vidé », qu’il s’est décidé à rechercher sa sœur et sa mère : « Je
pensais donc que la reprise des recherches me soustrairait au tourment
qui me malmenait après ce qui s’était passé avec Jean-Christophe, aux
absences à travers lesquelles je m’effilochais, à la peine insondable
qui me terrassait. »
(p. 272)


Sur
ses peines et sa solitude, il en remet une couche deux cent pages plus
loin lorsque le narrateur retourne à son ancien village, et nous donne
la version finale :


« En
réalité, je cherchais Hadda. Comme ça, d’un coup, elle m’importait. Je
voulais la retrouver, savoir si elle se souvenait de moi, si elle
pouvait m’être utile de quelque chose, à remonter jusqu’à ma mère – là
encore, je n’étais pas sincère avec moi-même : Hadda avait quitté
Jenane Jato avant le drame qui avait endeuillé notre patio; elle ne
m’aurait été d’aucune aide dans cette histoire. Mais c’était ce que je
m’étais préparé à lui dire pour l’attendrir. J’avais besoin de
quelqu’un, d’un confident ou d’une vieille connaissance auprès de
laquelle puiser un semblant de complicité, établir un rapport de
confiance puisque celle de mes amis de Rio s’étiolait… » (p. 317)


Mots forts et expressions oiseuses


Des expressions et des mots forts tels des mantras reviennent sans cesse, comme : abjuration, l’enfer, profanation, blasphème, sortilège, sacrilège. Le mot tailladé, lui, est partout, tout est tailladé : « il avait extirpé son calepin et, les yeux plissés, griffonnait un poème qu’il tailladait de ratures » (p. 213), ou « cette montagne tailladée par les vents », ou son synonyme : « s’était lacéré le visage avec ses ongles » (p. 299), « les traits de son visage tailladé au front » (p. 341). Ainsi que farniente, destin, désintégrer, terrasser, tétaniser, coupe-gorge (pp 361 & 362) ou encore le mot trancher, très cher au membre du GIA, qu’on peut par moment lire à plusieurs reprises dans un même paragraphe page 264 : « mon inaptitude à trancher » ; « Comment trancher sans me décapiter, sans perdre la tête ? » ; ou carrément dans la même phrase, comme ici : « y
trouva une tranche de pain ; ensuite, avec son canif qu’il sortit de la
poche arrière de son pantalon, trancha quelques rondelles »
(p.226). Les mots éternité et frustration
sont peut-être les plus nombreux. Pour comprendre certains passages, il
faut souvent relire, mais c’est pour se retrouver face à des phrases
creuses, ou vides de sens (p. 219) :
« chaque instant que l’on volait au temps nous livrait une part d’éternité » (instant, temps, éternité.) Des mots violents, sanguinolents, à la pelle : « une absence me mutilait » (p. 385) ; « des appels mutilés » (p. 406) ; « je sentis la pièce, les murs se désintégrer » (p.256), « ce fut comme si sa robe s’était désintégrée » (p. 174), « Mon reflet sur la baie vitrée tenait le coup, mais intérieurement, je m’étais désintégré » (p. 276), « Je me sentais glisser quelque part, me désintégrer lentement » (p. 354) ; « qui faillit me terrasser quand la main d’Emilie glissa sous la table » (p. 229), « La mère de Simon, terrassée, pleurait sur une chaise » (p. 322), « la peine insondable qui me terrassait » (p 272), « l’inconnue nous regarda, nous tétanisant tous les trois » (p.209).


Et puis, l’âme. C’est sans aucun doute ce qui m’a le plus impressionné dans ce roman, l’utilisation du mot âme. Je pensais avoir compris quelque chose à l’âme, depuis toutes ces années à pratiquer la psychanalyse. En refermant Ce que le jour doit à la nuit,
j’ai tout désappris. Il n’en reste plus rien. Chez Yasmina Khadra,
l’âme est présente partout, tout est expliqué ou décrit à travers et à
partir de l’âme, les visages, les meubles, la pensée, la nature, le
ciel, les animaux. L’âme chez Khadra, c’est un peu l’Aleph de Borges : c’est le lieu où se trouvent, sans se confondre, tous les lieux de l’univers, vus de tous les angles.



Même les fous n’échappent pas aux niaiseries. Yasmina Khadra fait dire à un fou, qui est censé annoncer la bonne parole dans les souks (p. 282) : « Le
malheur est un cul de sac. Il mène droit dans le mur. Si tu veux t’en
sortir, rebrousse chemin à reculons. De cette façon, tu croiras que
c’est lui qui s’éloigne pendant que tu lui fais face. »


On
se dit qu’il est vraiment fou, ce fou. Quel dommage. Car d’habitude, en
littérature, les fous ne disent pas que des bêtises. Dans tous les
styles, les romanciers ont toujours essayé de les habiller d’un peu de
bon sens et de raison, quand cela arrive à faire défaut chez les gens
dits « normaux. » Mais les fous chez Khadra, ils n’ont pas de chance
car ils ne sont pas fous, mais cons.



Peut-être
pas avec la maroquinerie ou la littérature, mais il me semble que pour
devenir pharmacien, il faut faire des études « poussées. » Or, on ne
sait pas non plus par quel miracle le jeune Jonas devient tout à coup
pharmacien, puisque il n’a même pas été à la fac, ne quitte jamais son
village, et pourtant il devient pharmacien :
« Je
repris mon travail en pharmacie. […] Il m’arrivait de perdre patience
quand je ne réussissais pas à déchiffrer le gribouillage des médecins
sur les ordonnances »
; « Le lendemain, je n’eus pas la force de reprendre mon travail à la pharmacie. » Pharmacien
par la grâce de Dieu ? Et plus on avance dans le roman, plus il monte
en grade : page 332, quelqu’un l’appelle carrément « docteur. »
Je vous épargne les répétitions, les passages incompréhensibles dont
est truffé le roman, tel ce dialogue où tout finit par s’inverser, de
sorte qu’on ne sait plus qui parle à qui et qui dit quoi.


Idem
pour « son âge finissant », que je lis d‘abord une première fois page
165, sans y prêter attention. Mais page 316, en plein milieu de
paragraphe, je reste bouche bée en découvrant que le jeune Jonas a
vieilli d’un seul coup, passant de la post-adolescence au 3ème âge, lorsque je lis ce début de phrase :
« Il m’arrive encore, à mon âge finissant… », alors
qu’il y est toujours question du « jeune Jonas. » Que s’est-il passé ?
A partir de là, tout s’accélère, ça va tellement vite, en un tour de
paragraphe tout le monde a vieilli, les jeunes femmes sont devenues des
« dames enrobées », les « dents tombent. » Puis il rencontra la guerre
« grandeur nature ; le succube de la Mort. »


Tout le long du roman, tantôt c’est quelqu’un qui ne cesse de répéter à ses amis : « Ce n’est pas grave » lorsqu’il n’est pas trop considéré, ou peu aimé, tantôt c’est ce même homme qui « n’arrive pas à digérer la tiédeur » de ses amis lorsqu’il est ignoré, au point de ne plus remettre les pieds chez eux. « La rancune serait-elle plus assidue que le bon sens ?… » s’interroge-t-il enfin vers la fin du roman (p. 405.)


De
ce père orgueilleux, rancunier, schizophrène, et qui ne pense qu’à
« sauver son âme », ce père que personne ne voudrait avoir, qui a raté
sa vie de A à Z et ruiné celle de sa famille parce que ne sachant
jamais quoi faire ni quelle décision prendre, voici ce qu’en dit le
narrateur :
« Il savait exactement ce qu’il avait à faire et ce dont il avait besoin. » (p. 15)


La
deuxième partie du livre n’est pas mauvaise, mais pire. Le plus
troublant, c’est cette différence qu’il y a entre la première et la
deuxième moitié du livre. Tout y est différent, le style, la narration,
même les niaiseries sont différentes. L’apparition d’Emilie (p. 124,
199 & 201) est d’une platitude et d’un ennui à tel point qu’on aura
du mal à ne pas se demander sérieusement si c’est bien la même main qui
à écrit tout le roman.



Autre
chose qui m’a interpellé, et sur laquelle je n’arrive d’ailleurs
toujours pas à « trancher » comme l’aurait écrit Yasmina Khadra. Il
s’agit de cette phrase :
« Les hommes n’ont inventé Dieu que pour distraire leur démons. » (p. 20) Pour Yasmina Khadra, Dieu a donc bien été inventé par un poète tourmenté.


Comment
un type qui répète à qui veut l’entendre (même à moi durant le débat)
qu’il est un fervent croyant peut-il écrire une telle phrase à des
lecteurs dont beaucoup sont d’ailleurs musulmans ? Et dire que c’est ce
même homme qui déclara en 2006 à un journaliste :
« Dieu est beauté et générosité. Il est la clémence et la miséricorde. » Ou est-ce peut-être son double qui, de temps en temps, prend la parole à sa place.


Du Pascal Bruckner à la puissance n

On a beau lire et relire, on peine à comprendre pourquoi le jeune Jonas ne « peut
» pas avec la jeune Emilie, alors qu’avec sa mère (p. 180), Mme
Cazenave, il ira même jusqu’à la harceler devant la porte de chez
elle, fou d’impatience pour la baiser. Depuis le début, Emilie est à
ses pieds, mais Jonas reste «
impuissant », « muet »
devant les supplications de la jolie jeune femme en larmes. Quand on
aime trop, on ne peut pas honorer ? Chez Yasmina Khadra, du moins dans
ce livre, ce sont toujours les femmes qui décident à la place du
personnage principal et qui le «
secouent. »
Les femmes d’un certain âge bien sûr, même si elles sont plus laides et
plus sales que la ravissante Mme Cazenave (voir couv. du livre), comme
sa rencontre avec cette femme mi-clocharde mi-prostituée (p. 285) :


« Son
haleine avinée m’assommait. J’étais exténué, voyais trouble. C’était
une femme sans visage tant elle était maquillée. Ses yeux
disparaissaient derrière de grotesques faux cils. Elle avait une grande
bouche exagérément rouge et des dents rongées par la nicotine. “T’as des problèmes, mon minet ? Eh bien, plus pour longtemps. J’vais arranger ça. C’est le bon Dieu qui m’envoie à ton secours.” Son bras glissa sous le mien. D’une secousse, elle m’arracha au comptoir. “Viens… T’as rien à fiche par ici…” Elle me séquestra sept jours et sept nuits. »
Pas six, sept, et il n’a même pas été voir les flics.


C’était une lecture ardue, avec ce roman fabriqué comme un ragoût, où l’auteur
se permet en plus d’affirmer des choses sur quasiment tout. Y compris,
et c’était je crois le plus dur à lire, sur les sentiments humains. A
part ça, l
e texte est rempli de conseils étouffants de niaiserie :


Sur les sentiments :

« Il ne faut pas avoir honte de ses sentiments quand ils sont beaux, même lorsqu’ils nous semblent injustes. » (p. 213)

« En amour, toutes les chances se valent et on n’a pas le droit de ne pas tenter la sienne. » (p. 213)

« Si l’amour rend aveugle, Chris, la jalousie donne la berlue. » (p. 196)

A propos de cette femme (la mère d’Emilie) qu’il a harcelée pour coucher avec elle :

« Simon
exagérait. Ce n’était pas de l’amour ; j’avais pour Mme Cazenave une
profonde admiration. Mes pensées pour elles étaient saines
.
»


Ou lorsque le narrateur s’interroge sur les sortilèges et les sacrilèges :

« Quelle mutation était en train de s’opérer en moi ? Pourquoi m’en voulais-je d’être quelqu’un de censé
? (souligné en italique par l’auteur) La correction devrait-elle primer
la sincérité ? A quoi servirait l’amour s’il ne supplantait pas les
sortilèges et les sacrilèges, s’il devait s’assujettir aux interdits,
s’il n’obéissait pas à sa propre fixation, à sa propre démesure ?…
» (p. 263)


Ou
alors son hommage aux femmes, un hommage vertigineux mais qui m’a donné
à moi plutôt l’envie de divorcer. On croirait entendre l’ange Gabriel
s’adresser au prophète Mahomet dans la grotte Hira :


« Tu m’arrêteras quand tu veux, mon garçon.
Il s’assit sur le banc et commença par considérer ses doigts les uns
après les autres, ensuite, la nuque ployée, il dit d’une voix
lointaine : « L’homme n’est que maladresse et méprise, erreur de calcul
et fausse manœuvre, témérité inconsidérée et objet d’échec quand il
croit avancer vers son destin en disqualifiant la femme… Certes, la
femme n’est pas tout, mais tout
repose sur elle… Regarde autour de toi, consulte l’Histoire,
attarde-toi sur la terre entière et dis-moi ce que sont les hommes sans
les femmes, ce que sont leur vœu et leurs prières quand ce ne sont pas
elles qu’ils louent… Que l’on soit riche comme Crésus ou aussi pauvre
que Job, opprimé ou tyran, aucun horizon ne suffirait à notre
visibilité si la femme nous tournait le dos.
» (p. 266)


Parfois le narrateur fait partie de la race ferroviaire, de celle qui regarde passer les vaches :

« La
vie est un train qui ne s’arrête à aucune gare. Ou on le prend en
marche, ou on le regarde passer sur le quai, et il n’est pire tragédie
qu’une gare fantôme.
» (p. 385)


Quant
à l’amour, chez Yasmina Khadra, au secours. A chaque passage, j’avais
envie de presser une serviette remplie de glaçons contre mon front.
L’auteur doit être un grand fan des films Un été 42 ou du jeune Benjamin (Benjamin Cros ?) dans Le lauréat.


Page 256 :
Emilie ne bronchait pas. Elle me fixait de ses yeux immenses, les doigts coincés dans le bout du mouchoir.
- Je vous en prie, mademoiselle, rentrez chez vous.
- Vous n’avez pas compris ?… Je ne me jetais dans les bras d’un autre
que pour que vous me voyiez, ne riais aux éclats que pour que vous
m’entendiez… Je ne savais pas comment m’y prendre avec vous, comment
vous dire que je vous aimais.
- Il ne faut pas le dire.

- Comment peut-on taire le plus bel appel du cœur ?
- Je ne sais pas, mademoiselle. Et je ne tiens pas à l’entendre.
- Pourquoi ?
- Je vous en prie…
- Non, Jonas. On n’a pas le droit d’exiger une chose pareille. Je vous
aime. Il est impératif que vous le sachiez. Vous ne pouvez pas mesurer
combien ça me coûte, combien j’ai honte de me dénuder devant vous,
d’insister et de me battre pour un sentiment qui ne vous frappe pas de
plein fouet pendant qu’il m’anéantit, moi, mais je serais doublement
malheureuse si je continuais à taire ce que mes yeux n’arrêtent pas de
hurler : je vous aime, je vous aime, je vous aime. Je vous aime toutes
les fois que je respire. Je vous ai aimé dès que je vous ai vu… il y a
plus de dix ans… dans cette même pharmacie. J’ignore si vous vous en
souvenez encore, mais moi je n’ai pas oublié. Il avait plu, ce
matin-là, et mes gants de laine étaient tout mouillés. Je venais tous
les mercredis faire ma piqure ici. »
Etc.


De plus, son « amour » pour Emilie est un amour que je n’ai lu nulle part ailleurs. C’est à se tirer les cheveux. Les deux Fanfan d’Alexandre Jardin sont un bol d’air frais comparé aux sottises que j’ai pu lire dans Ce que le jour doit à la nuit.
Tout le long du livre, il n’aura de cesse de refuser Émilie, de lui
refuser tout d’ailleurs, jusqu’au son de sa voix, restant «
muet » devant ses supplications et même ses « coups de pied » discrets sous les tables.


Page 251 :
« Depuis longtemps, je voulais vous parler, monsieur Jonas. Mais vous me fuyez comme un mirage… Pourquoi me fuyez-vous ? »


Page 264 :
« Ça va durer jusqu’à quand, Younes ? me demanda-t-elle (alors qu’il ne s’appelle plus Younes, mais Jonas, et ce depuis au moins une centaine de pages)
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
- Ça crève les yeux, pourtant. Je veux parler de nous
Comment pouvez-vous me traiter de la sorte ? Je viens plusieurs fois
dans cette sinistre pharmacie, et vous faites semblant d’ignorer ma
peine, ma longanimité, mes attentes. On dirait que vous faites exprès
de m’humilier. Pourquoi ? Que me reprochez-vous ?
- … »


On
pensait donc que tout était finit entre eux. Et pour cause, même avant
la fin, déjà veuve et mère d’un enfant, cette fois, c’est elle qui le
rejette. Cela se confirme d’ailleurs page 322 lorsqu’elle le surprend
dans son jardin et le chasse comme un malpropre avec des mots durs :


« - Va-t-en ! me cria Emilie. Laisse-nous à notre malheur, et va-t-en… Chasse-le hors de ma vue, Krimo. »
Krimo (un vilain harki) me mit en joue avec son fusil.
- Tu as entendu ? Fous le camp. »


Et puis, surprise : on ne sait plus où donner de la tête en lisant, seulement deux pages plus loin, ceci :

« Je me remis à penser à Emilie. Elle me manquait. Parfois, je l’imaginais en face de moi et je lui parlais pendant des heures. »

Ou ici, page 360 :
« Emilie s’était volatilisée, mais j’étais décidé à aller la chercher. »


Pourquoi
toutes ces hésitations et ces revirements de situation qui donnent le
vertige ? Je n’avais pas l’ombre d’une explication sur cette
non-histoire d’amour sans queue ni tête, jusqu’au moment où j’ai lue
l’histoire d’Emilie ailleurs, dans le livre de Youcef Dris.




Qqs perles :

Le ciel broyait du noir à ne savoir comment s’en sortir. (p. 66)

Ici, le temps tournait en rond. Sans suite dans les idées. (p. 85)

Longtemps,
j’avais cru que c’étaient ses yeux qui remplissaient mon âme d’une
tendre quiétude. Aujourd’hui, je me rends compte que ce n’était pas ses
yeux, mais son regard. (p. 116)


Les yeux peuvent mentir, pas le regard. (p. 240)

Comme bonhomme, il n’est pas clair, mais son esprit l’est. (p. 192)

L’hiver 1960 fut si rude que nos prières gelaient (p. 353)

Ils roulaient le « r » comme on roule le couscous. (p. 380)

J’ai
voulu, plus que tout au monde, extraire un à un tous mes souvenirs avec
un arrache-clou comme on se défaisait jadis d’une molaire cariée. (p.
400)


Certes, la femme n’est pas tout, mais tout repose sur elle. (p.266)

Le commentaire désespéré d’une internaute (Farida Oue) :
[Yasmina Khadra écrit : “Certes, la femme n’est pas tout, mais tout repose sur elle.”
Dans l’esprit de ce bédouin, comme dans l’esprit d’une majorité
d’Algériens, il faut comprendre, chers lecteurs, que quand il dit que
“la femme n’est pas tout”, ça veut dire qu’elle n’est rien.
Et quand il continue : “mais tout repose sur elle”, il faut entendre
par là qu’elle doit se farcir le ménage, la vaisselle, le linge, la
bouffe, les enfants, les courses, quoi. Tout repose sur elle qu’il a
dit. Ca promet.]


Cependant,
elle avait beau s’intéresser à autre chose, fixer le parterre ou un
bout du ciel, je décelais nettement la braise qui couvait au fond de
ses orbites, semblable aux laves océanes que ni les milliards de tonne
d’eau ni les ténèbres abyssales n’étoufferaient. (p. 273)


L’hiver se retira un soir sur la pointe des pieds. (p. 191)

L’automne se débina sur la pointe des pieds. (p. 276)

Le printemps gagnait du terrain. (p. 219)

Je défis le papier d’emballage avec les précautions d’un artificier. (p.278)

Un éclair illumina les ténèbres. La pluie tombait doucement. Les carreaux étaient en larmes. Je n’avais pas l’habitude de voir pleurer les vitres. (p.280)

Ma chambre eut du mal à me digérer. (p. 280)

J’avais un compte à régler avec moi-même. On ne fuit jamais soi-même. (p. 282)

En tout cas, il a l’air apaisé de quelqu’un qui vient de régler ses comptes avec lui-même. (p. 397)

Son
onde de choc se répercuta à travers mon corps comme une détonation
souterraine à travers les douves d’une forteresse. (p. 305)


La nuit me trouva assis sur le perron de la pharmacie. (p. 310)

Je
glissais vers quelque chose que j’étais incapable de définir et qui
m’étirait dans tous les sens en déformant mon discernement, mes fibres,
mes repères, mes pensées, pareil à un lycanthrope abusant des ténèbres
pour naître à sa monstruosité. (p. 314)


Ce n’était sûrement pas Lucette ; elle aurait situé mon sourire, décelé un rivage évocateur dans le bleu de mes yeux. (p. 317)

Adieu Lucette ! (p. 116)

Une
larme profita d’un moment d’inattention et parvint à se faufiler à
travers mes cils et à rouler sur ma joue. Je n’eus pas le courage ni la
force de l’intercepter. (p. 330)


Chaque soir, dans mon lit, je redoutais de me réveiller au cœur des absences. (p. 316)

Je
m’essuyai la figure et quittai la librairie avec le sentiment qu’une
brume émanant de nulle part était en train de supplanter la lumière
finissante du jour. (p. 330)


Et
ces yeux, mon Dieu ! qui me dévisagent, qui me devinent. Comment a-t-il
pu m’identifier parmi tous ces gens alors que nous ne nous sommes
jamais rencontrés ? (p. 386)


Pauvre fou, ne sais-tu pas que, d’une manière ou d’une autre, tout rescapé d’une guerre est un traitre ? (p. 393)

André est bourré comme une pipe, mais il tient le coup. (p. 399)

Chaque instant que l’on volait au temps nous livrait une part d’éternité. p. 219)

A quatre-vingt ans, notre avenir est derrière. Devant, il n’y a que le passé. (p. 403)

Quand
j’ai entendu sa voix, j’ai cru que c’était Jean-Christophe qui
rappliquait, et ça m’a insufflé une bonne dose de je ne sais quoi qui
m’a revigoré ; cette même force m’a abandonné illico quand je me suis
aperçu que ce n’était pas lui. (p. 403)


Il est des jours que les saisons renient. La fatalité s’en préserve, et les démons aussi. (p. 66)

Et
l’éternité avait rompu comme s’éclipsent les lampes quand on appuie sur
le commutateur, si vite que j’en fus pris de court. (p. 89)


J’étais
persuadé que la misère ne relevait pas de la fatalité, qu’elle
s’inspirait exclusivement des mentalités. Tout se façonne dans la tête.
(p. 90)


La guerre éclata en Europe. Tel un abcès. (p. 108)

Le soleil oranais se surpassait. (p. 111)

Parce qu’il ne supportait pas d’être l’objet d’une telle infamie, il en perdit plusieurs fois la raison. (p. 114)

Les
vergers reprirent leur défilé. Les orangeraies et les vignes se
donnaient du coude pour conquérir les collines et les plaines. (p. 118)


A un âge ou l’éveil est aussi douloureux que les premiers saignements chez une fille, ça vous stigmatise au fer rouge. (p. 129)

J’avais pour Mme Cazenave une profonde admiration. Mes pensées pour elle étaient saines. (p. 169)

Mme
Cazenave avait toujours l’allure aérienne, mais mon cœur ne bondit pas
dans ma poitrine. Etait-ce la pluie qui tempérait les passions ou bien
la grisaille qui démythifiait les souvenirs ? Je n’avais pas cherché à
le savoir. (p. 194)


Mon cœur cognait comme un forgeron fou sur son enclume. (p. 249)

(…) semblait jurer de ne plus remettre les pieds dans un bled aussi enclavé culturellement qu’un enclos à bestiaux. (p. 206)

La main de Lucette avait beau étreindre la mienne, elle ne parvenait pas à m’éveiller à moi-même. (p. 111)

Pourquoi moi ? hurlais-je en mon for intérieur. (p. 240)

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C'est pas un plagiat, mais une inspiration !

Message par EtoileduSud93 le Ven 12 Mar - 16:38

c'est hallucinant...

qui peut nier que l'histoire de Youcef Dris ne se trouve pas dans le livre de Yasmina Khadra ?

Le psychanalyste Karim Sarroub parle de plagiat, mais ce n'est nullement un plagiat, mais une inspiration.

Il est clair que Yasmina Khadra s'est inspiré des Amants de Padovani, avec toutes les ressemblances qu'il y a.

Pour la photo, je dirai juste une chose : Yasmina Khadra est vraiment bête. Il est célèbre et bête, pas seulement mégalo. S'inspirer même d'une photo du livre, faut le faire !

En vérité, leur brouille remonte à 2008: le psy reproche à Khadra son manque de soutien aux intellectuels algériens censurés et emprisonnés, comme Mohamed Benchicou, mais aussi sa langue de bois et sa complicité avec le pouvoir et les militaires algériens. La dessus il a raison.

Une vidéo de leur rencontre; les réponses de Yasmina Khadra sont hallucinantes. Il ferait mieux de poser un peu les pieds sur terre.

https://www.dailymotion.com/video/x9063t_yasmina-khadra-humilie-par-le-psych_news

le site de Karim Sarroub
sarroub khadrasarroub

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par Fritz le Ven 12 Mar - 17:20

Tout à fait d'accord avec vous quand vous dites que Yasmina Khadra doit un peu poser les pieds sur terre. Pour moi, aller jusqu'à à imiter l'image pue le plagia deux miles à la ronde. Mais là où je ne suis pas très d'accord, c'est en ce qui concerne son non-soutien aux intellectuels algériens de la catégorie de Benchicou. Je pense personnellement qu'il existe beaucoup de raisons de ne pas les soutenir, de ce pas là, je suis tout à fait compréhensif de son attitude envers eux. Sinon a propos des militaires et du gouvernements, Yasmina Khadra était un militaire, c'est tout à fait naturel qu'il garde de bonnes relations avec les militaires, maintenant, est ce juste? j'ai un autre avis sur la question dont je me réserve les droits de le garder pour moi même. Revenons à la littérature SVP. Le comble du culot, c'est que Yasmina Khadra est allé jusqu'à réclamer un prix pour son bouquin...

Je vais voir la vidéo que avez postée, avant cela, je vous remercie pour votre intervention

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par EtoileduSud93 le Ven 12 Mar - 17:34

Folklord a écrit:Tout à fait d'accord avec vous quand vous dites que Yasmina Khadra doit un peu poser les pieds sur terre. Pour moi, aller jusqu'à à imiter l'image pue le plagia deux miles à la ronde. Mais là où je ne suis pas très d'accord, c'est en ce qui concerne son non-soutien aux intellectuels algériens de la catégorie de Benchicou. Je pense personnellement qu'il existe beaucoup de raisons de ne pas les soutenir, de ce pas là, je suis tout à fait compréhensif de son attitude envers eux. Sinon a propos des militaires et du gouvernements, Yasmina Khadra était un militaire, c'est tout à fait naturel qu'il garde de bonnes relations avec les militaires, maintenant, est ce juste? j'ai un autre avis sur la question dont je me réserve les droits de le garder pour moi même. Revenons à la littérature SVP. Le comble du culot, c'est que Yasmina Khadra est allé jusqu'à réclamer un prix pour son bouquin...

Je vais voir la vidéo que avez postée, avant cela, je vous remercie pour votre intervention

Folklord, je suis d'accord aussi qu'il ait pu garder des contacts avec des militaires; de toute façon il pense, il écrit même comme un militaire, karim sarroub le montre bien;

mais je ne suis pas d'accord avec vous, e même choquée, quand vous dites que vous comprenez que des types comme Benchicou ne soient pas soutenu, ou qu'ils ne donnent pas envie qu'on les soutiennent.

Un intellectuel doit soutenir un intellectuel, pour la liberté d'expression, d'abord pour cela. Il peut très bien dire qu'il le soutien, gueuler contre son incarcération (mettre en prison quelqu'un parce qu'il a écrit un livre ? et puis lui fermer son journal ? vous vous rendez compte ?);

soutenir d'abord. Et puis critiquer ensuite si on n'est pas d'accord avec ses écrits.

J'apprécie beaucoup Karim Sarroub. Vous voyez ce qui est arrivé à Ben Brik ? Il est en prison a cause de quelques articles sur Ben Ali. Karim Sarroub lui a consacré trois magnifiques articles. Allez voir sur son site. En Algérie, les intellectuels ne sont soutenus par personne. Ni entre eux, ni par leur lecteurs. En France, par exemple, les intellectuels sont intouchables. C'est eux qui font la pluie et le beau temps.
Ca s'appelle la démocratie, aussi imparfaite soit-elle.

Bien à vous

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par EtoileduSud93 le Ven 12 Mar - 18:33

[quote="EtoileduSud93"]
Folklord a écrit:Tout à fait d'accord avec vous quand vous dites que Yasmina Khadra doit un peu poser les pieds sur terre. Pour moi, aller jusqu'à à imiter l'image pue le plagia deux miles à la ronde. Mais là où je ne suis pas très d'accord, c'est en ce qui concerne son non-soutien aux intellectuels algériens de la catégorie de Benchicou. Je pense personnellement qu'il existe beaucoup de raisons de ne pas les soutenir, de ce pas là, je suis tout à fait compréhensif de son attitude envers eux. Sinon a propos des militaires et du gouvernements, Yasmina Khadra était un militaire, c'est tout à fait naturel qu'il garde de bonnes relations avec les militaires, maintenant, est ce juste? j'ai un autre avis sur la question dont je me réserve les droits de le garder pour moi même. Revenons à la littérature SVP. Le comble du culot, c'est que Yasmina Khadra est allé jusqu'à réclamer un prix pour son bouquin...

Je vais voir la vidéo que avez postée, avant cela, je vous remercie pour votre intervention

Les articles sur Ben Brik de Karim Sarroub.

Ni dieu ni maître, ni soutien à Taoufik Ben Brik
http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/11/28/ni-dieu-ni-maitre-ni-soutien-a-taoufik-ben-brikk/

Zine el Abidine Ben Ali, dictateur et véritable salaud
http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/11/30/zine-el-abidine-ben-ali-dictateur-et-veritable-salaud/

Amis Tunisiens, ce n’est pas vous qui êtes aimés, c’est la Tunisie
http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/12/11/amis-tunisiens-ce-n%E2%80%99est-pas-vous-qui-etes-aimes-c%E2%80%99est-la-tunisie/

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par Fritz le Ven 12 Mar - 18:41

EtoileduSud93 a écrit:
Folklord a écrit:Tout à fait d'accord avec vous quand vous dites que Yasmina Khadra doit un peu poser les pieds sur terre. Pour moi, aller jusqu'à à imiter l'image pue le plagia deux miles à la ronde. Mais là où je ne suis pas très d'accord, c'est en ce qui concerne son non-soutien aux intellectuels algériens de la catégorie de Benchicou. Je pense personnellement qu'il existe beaucoup de raisons de ne pas les soutenir, de ce pas là, je suis tout à fait compréhensif de son attitude envers eux. Sinon a propos des militaires et du gouvernements, Yasmina Khadra était un militaire, c'est tout à fait naturel qu'il garde de bonnes relations avec les militaires, maintenant, est ce juste? j'ai un autre avis sur la question dont je me réserve les droits de le garder pour moi même. Revenons à la littérature SVP. Le comble du culot, c'est que Yasmina Khadra est allé jusqu'à réclamer un prix pour son bouquin...

Je vais voir la vidéo que avez postée, avant cela, je vous remercie pour votre intervention

Folklord, je suis d'accord aussi qu'il ait pu garder des contacts avec des militaires; de toute façon il pense, il écrit même comme un militaire, karim sarroub le montre bien;

mais je ne suis pas d'accord avec vous, e même choquée, quand vous dites que vous comprenez que des types comme Benchicou ne soient pas soutenu, ou qu'ils ne donnent pas envie qu'on les soutiennent.

Un intellectuel doit soutenir un intellectuel, pour la liberté d'expression, d'abord pour cela. Il peut très bien dire qu'il le soutien, gueuler contre son incarcération (mettre en prison quelqu'un parce qu'il a écrit un livre ? et puis lui fermer son journal ? vous vous rendez compte ?);

soutenir d'abord. Et puis critiquer ensuite si on n'est pas d'accord avec ses écrits.



Bien à vous
Je ne soutiens pas Benchicou parce que la polémique qui a accopagné la publication de son livre prouve à elle seule la machination orchestrée antérieurement à la publication. Les injures et les diffamations vihéculées dans son livre "Bouteflika, une imposture algérienne" -mêmes dans un océan de vérité- le déclassent de la caste intellectuelle de ce pays d'autant plus que je n'apprécie pas les hystériques et les adeptes de la critique destructive. La liberté d'expression, je la soutiens corps et âme à condition que son lot d'infos et de déclarations soit véridique et prouvé.

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par Fritz le Ven 12 Mar - 18:44

[quote="EtoileduSud93"]
EtoileduSud93 a écrit:
Folklord a écrit:Tout à fait d'accord avec vous quand vous dites que Yasmina Khadra doit un peu poser les pieds sur terre. Pour moi, aller jusqu'à à imiter l'image pue le plagia deux miles à la ronde. Mais là où je ne suis pas très d'accord, c'est en ce qui concerne son non-soutien aux intellectuels algériens de la catégorie de Benchicou. Je pense personnellement qu'il existe beaucoup de raisons de ne pas les soutenir, de ce pas là, je suis tout à fait compréhensif de son attitude envers eux. Sinon a propos des militaires et du gouvernements, Yasmina Khadra était un militaire, c'est tout à fait naturel qu'il garde de bonnes relations avec les militaires, maintenant, est ce juste? j'ai un autre avis sur la question dont je me réserve les droits de le garder pour moi même. Revenons à la littérature SVP. Le comble du culot, c'est que Yasmina Khadra est allé jusqu'à réclamer un prix pour son bouquin...

Je vais voir la vidéo que avez postée, avant cela, je vous remercie pour votre intervention

Les articles sur Ben Brik de Karim Sarroub.

Ni dieu ni maître, ni soutien à Taoufik Ben Brik
http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/11/28/ni-dieu-ni-maitre-ni-soutien-a-taoufik-ben-brikk/

Zine el Abidine Ben Ali, dictateur et véritable salaud
http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/11/30/zine-el-abidine-ben-ali-dictateur-et-veritable-salaud/

Amis Tunisiens, ce n’est pas vous qui êtes aimés, c’est la Tunisie
http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/12/11/amis-tunisiens-ce-n%E2%80%99est-pas-vous-qui-etes-aimes-c%E2%80%99est-la-tunisie/
Merci beaucoup, je dévorerais volontiers tout cela, mais d'un œil vif et vigilant.

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par Lhadi le Sam 13 Mar - 14:04

si avec tout ça on doute encore du plagiat...

ou inspiration ?

moi je dis plagiat, car il a tout piqué, qu'il a bricolé à sa sauce surement

mais la photo... il faut etre vraiment con

je n'ai jamais vu un type aussi arrogant et suffisant comme lui. Vous avez vu ce qu'il dit dans la vidéo ? J'aurais honte à sa place.

"Non mais vous vous entendez parler" lui a dit le psy. Je lui aurais demandé exactement la même chose.

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par Fritz le Sam 13 Mar - 18:52

Moi je l'ai rayé de la liste des auteurs auxquels je m'intresse depuis le jour où je l'ai vu sur un plateau de la télé française pleurnicher, dépité parce que le monde littéraire parisien ne veut pas lui ouvrir les portes, pourtant, selon lui, il "avait prouvé" son génie . Misérable et arrogant.

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par Fritz le Sam 13 Mar - 19:06

[quote="EtoileduSud93"]
EtoileduSud93 a écrit:

Les articles sur Ben Brik de Karim Sarroub.

Ni dieu ni maître, ni soutien à Taoufik Ben Brik
http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/11/28/ni-dieu-ni-maitre-ni-soutien-a-taoufik-ben-brikk/

Zine el Abidine Ben Ali, dictateur et véritable salaud
http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/11/30/zine-el-abidine-ben-ali-dictateur-et-veritable-salaud/


Amis Tunisiens, ce n’est pas vous qui êtes aimés, c’est la Tunisie
http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/12/11/amis-tunisiens-ce-n%E2%80%99est-pas-vous-qui-etes-aimes-c%E2%80%99est-la-tunisie/



Je cite votre KARIM SARROUB :

"Laissez-moi vous raconter mon expérience
tunisienne. 1996. La Marsa, à une vingtaine de kms de Tunis. Mon roman
accepté par mon éditeur, j’étais allé pour le relire « ailleurs », j’y
suis resté quatre mois dans ce foutu pays, sans avoir écrit une seule
ligne. Au début, je me croyais vraiment en Europe. J’avais même une
femme de ménage, comprise dans le loyer de la maison. J’ai très peu
voyagé dans ma vie mais de tous ceux que j’ai eu l’occasion de visiter,
la Tunisie restera le pays que je déteste le plus au monde. Tout est
fabriqué pour le touriste, tout est superficiel et trompeur. Et quand
je dis tout, c’est vraiment tout. Il y a dans l’atmosphère comme un
parfum de colonisation qui demeure. Cela, le Tunisien le sait et vit
avec. Mais il le voit d’une autre façon que vous. Et ce n’est pas la
peine d’aller lui demander des explications car la Tunisie est un pays
indépendant, point c’est tout, c’est d’ailleurs inscrit sur le paquet
de cigarettes : 20 mars 1956."


Je suis choqué par ces quelques lignes au point de ne plus vouloir continuer la lecture
pour qui se prend t-il pour descendre tout un pays?
Quel pauvre con. finalement, Khadra et lui se valent et ne valent absolument rien.

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par Lhadi le Dim 14 Mar - 0:29

[quote="Folklord"]
EtoileduSud93 a écrit:
EtoileduSud93 a écrit:

Les articles sur Ben Brik de Karim Sarroub.

Ni dieu ni maître, ni soutien à Taoufik Ben Brik
http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/11/28/ni-dieu-ni-maitre-ni-soutien-a-taoufik-ben-brikk/

Zine el Abidine Ben Ali, dictateur et véritable salaud
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Amis Tunisiens, ce n’est pas vous qui êtes aimés, c’est la Tunisie
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Je cite votre KARIM SARROUB :

"Laissez-moi vous raconter mon expérience
tunisienne. 1996. La Marsa, à une vingtaine de kms de Tunis. Mon roman
accepté par mon éditeur, j’étais allé pour le relire « ailleurs », j’y
suis resté quatre mois dans ce foutu pays, sans avoir écrit une seule
ligne. Au début, je me croyais vraiment en Europe. J’avais même une
femme de ménage, comprise dans le loyer de la maison. J’ai très peu
voyagé dans ma vie mais de tous ceux que j’ai eu l’occasion de visiter,
la Tunisie restera le pays que je déteste le plus au monde. Tout est
fabriqué pour le touriste, tout est superficiel et trompeur. Et quand
je dis tout, c’est vraiment tout. Il y a dans l’atmosphère comme un
parfum de colonisation qui demeure. Cela, le Tunisien le sait et vit
avec. Mais il le voit d’une autre façon que vous. Et ce n’est pas la
peine d’aller lui demander des explications car la Tunisie est un pays
indépendant, point c’est tout, c’est d’ailleurs inscrit sur le paquet
de cigarettes : 20 mars 1956."


Je suis choqué par ces quelques lignes au point de ne plus vouloir continuer la lecture
pour qui se prend t-il pour descendre tout un pays?
Quel pauvre con. finalement, Khadra et lui se valent et ne valent absolument rien.

Folklore vous n'avez rien compris à l'article de sarroub, que je viens de lire;

qu'est-ce qu'il fait ? il défend les intellectuels, la liberté d'expression de Ben Brik, et se moque des Tunisiens qui acceptent ça, qui baissent les bras.
T'es pas d'accord avec lui ? T'es bizarre alors.
Moi je dirai comme lui, même s'il précise qu'en Algérie ce n'est pas comme ça (ce qui est vrai), moi je dirai qu'au Maghreb, aucun pays n'est encore indépendant, et que c'est toujours l'Europe qui fait et défait les président, qui dictent au pays du Maghreb ce qu'il faut faire.
Viens me dire que c'est faux ! No

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par matrix87 le Dim 14 Mar - 16:08

Est-ce que vous aves lu le truc dans El-Watan Week End, à propos de Yasmina Khadra, il a "insulté" les algériens !!!
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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par Lhadi le Dim 14 Mar - 16:33

matrix87 a écrit:Est-ce que vous aves lu le truc dans El-Watan Week End, à propos de Yasmina Khadra, il a "insulté" les algériens !!!


Dans une interview, il avait dit que le peuple algérien était le peuple le plus raciste qui soit. Et il a répété ça sur un plateau télé. Yasmina Khadra s'en fout de l'Algérie. Dire, comme il l'a fait au journal canadien, qu'il est plus connu que l'Algérie, ça veut dire que les Algériens ne sont rien.

Personne ne l'a autant et aussi bien épinglé comme l'a fait Karim Sarroub. L'article qu'a mis l'Admin ici, Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris, est très révélateur du bonhomme.

J'ai trouvé un autre :

http://www.lepost.fr/article/2008/10/18/1291578_video-debat-houleyx-entre-yasmina-khadra-et-karim-darroub-concernant-la-censure-qui-frappe-mohamed-benchicou.html

https://www.dailymotion.com/video/x9063t_yasmina-khadra-humilie-par-le-psych_news

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par matrix87 le Dim 14 Mar - 16:44

@ Folklord : dans le livre de Benchicou, au cas où tu l'aurais pas lu, tout ce qu'il a avancé comme "diffamations", moi je dirais preuves est bel et bien soutenu par de grosses pointures y compris des amis proches -pour ne pas citer de noms- du Président.
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Encore une fois, Yasmina Khadra pris la main dans le sac du plagiat

Message par EtoileduSud93 le Dim 11 Avr - 21:45

C'est un autre nouveau coup dur pour le célèbre romancier. Un autre plagiat de Yasmina Khadra a été découvert aux Etats Unis.

C'est le psychanalyste Karim Sarroub qui rapporte cette nouvelle, sa bête noire, celui-là même qui a révélé le plagiat dans Ce que le jour doit à la nuit.

Sur plainte, on lui a fait retiré son roman le temps que son éditeur coupe les passages incriminés, avant de le remettre en vente plusieurs années après;

Sur le blog de Karim Sarroub, un certain Jonathan Klein lui a écrit pour lui dévoiler un plagiat connu seulement aux Etats Unis :


Le 10 avril 2010

Reçu d’un certain Jonathan Klein ce message :

“bonjour Karim Sarroub

Yasmina Khadra avait déjà reconnu un plagiat.

Son livre a été retiré de la vente pour le retrait des parties plagiées, qu’il a reconnu, avant d’être remis à la vente, suite à la plainte de l’écrivain AL-TAHER WATTAR.

Yasmina Khadra a plagié des passages du livre Al-Laz (1974), de l’écrivain AL-TAHER WATTAR.

C’est ici, en anglais :

Khadra also published several early novels under his real name. Two, Houria and Amen! (both 1984) were published in Algeria. He published three more novels under his real name, one in France— De l’autre coté de la ville (1988; The other side of the city)—and two in Algeria: La fille du pont (1985; The girl on the bridge) and Le privilège du phénix (1989; The privilege of the phoenix), Written during his youth, at age twenty, Le privilège du phénix was blocked because of the presence of a character in the novel named Llaz. He was accused of plagiarism and the novel was withdrawn. It was many years later and only after he made changes that this novel was finally published. Though Khadra refrained from mentioning the name of the writer who accused him of plagiarism, it was in all probability AL-TAHER WATTAR , author of the novel Al-Laz (1974). According to its author, Le privilège du phénix is a modest novel, “managed in an acceptable manner and partially complete
d” (Ghellal, 2004, p. 310).

http://encyclopedia.jrank.org/articl...houl-1955.html

Ou sur le blog du psy :
http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/11/29/ce-que-yasmina-khadra-doit-a-youcef-dris/

Article : Ce que le jour doit à la nuithttp://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/11/29/ce-que-yasmina-khadra-doit-a-youcef-dris/

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par matrix87 le Dim 11 Avr - 22:48

C'est vraiment navrant de la part d'un auteur que beaucoup d'Algériens aimaient lire ses livres (moi perso je l'aimais, avant, quand il expimait des idées d'opposition. Mais aprés avoir été acheté -nommé à la tête du CCA à Paris- je l'ai complètement hais, il m'inspirait du dégoût) Et là je n'ai rien à dire, deux plagiats !!!
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DEUX PLAGIAT !

Message par EtoileduSud93 le Dim 11 Avr - 23:06

matrix87 a écrit:C'est vraiment navrant de la part d'un auteur que beaucoup d'Algériens aimaient lire ses livres (moi perso je l'aimais, avant, quand il expimait des idées d'opposition. Mais aprés avoir été acheté -nommé à la tête du CCA à Paris- je l'ai complètement hais, il m'inspirait du dégoût) Et là je n'ai rien à dire, deux plagiats !!!

Deux plagiats connus, je n'ose imaginer ce que les lecteurs vont découvrir;
et je suis sûre qu'on aura d'autres découvertes, car les lecteurs vont maintenant faire très attention !
Quelle horreur;
je l'ai entendu parler combien de fois de son honnêteté, de sa probité, le menteur. Voleur et menteur...

J'ai aussi quelque part qu'il aurait plagié Leila Merouane, mais c'est à vérifier.

Karim Sarroub est un type vraiment courageux.
Il a vraiment bien lu Ce que Yasmina doit à Youcef Dris;
Son article vraiment bien écrithttp://karimsarroub.blog.lemonde.fr/2009/11/29/ce-que-yasmina-khadra-doit-a-youcef-dris/

Vous avez lu sur leur première rencontre ?

http://www.lepost.fr/article/2008/10/18/1291578_video-debat-houleyx-entre-yasmina-khadra-et-karim-darroub-concernant-la-censure-qui-frappe-mohamed-benchicou.html http://www.lepost.fr/article/2008/10/18/1291578_video-debat-houleyx-entre-yasmina-khadra-et-karim-darroub-concernant-la-censure-qui-frappe-mohamed-benchicou.html

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par Fritz le Jeu 27 Mai - 18:51

êtes vous Karim Serroub ? votre discours est très suspect.

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

Message par EtoileduSud93 le Mer 10 Nov - 14:46

Fritz a écrit:êtes vous Karim Serroub ? votre discours est très suspect.

@ Fritz, je ne suis ni Karim Sarroub ni Yasmina Khadra ni une de leur fans.
@ Matrix, vous allez un peu fort en parlant de dégoût et de ne plus jamais vouloir le lire. Si vous avez aimé ce qu'il écrivait jusque là, vous pouvez continuer, pourquoi se priver ? Le tort de Khadra c'est seulement de ne pas reconnaître l'intérêt que suscitent chez lui certains livres au point de s'en inspirer. Beaucoup d'écrivains finissent par l'avouer. Lui non, alors qu'une encyclopédie parlent d'un autre plagiat du livre de Tahar Oueattar. Peut-être qu'aux 10ème plagiat il finira par nous dire la vérité. Very Happy

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Re: "Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris" par Karim Sarroub

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